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20 Ans Plus Tard…

« – Okay Camille, donc le salon du livre c’est bon, ca t’intéresse ?

–          Euh, oui pourquoi pas ? »

Derrière mon air blasé et peu enthousiaste, j’étais en réalité vraiment contente qu’on me confit cette « mission » : j’adore les livres. Apres avoir fait quelques recherches sur le salon, je découvre que cette année s’avère particulièrement intéressante, Par exemple, l’académie Goncourt sera présente et annoncera les finalistes au prix Goncourt, ou encore le prix du « Choix de L’orient » ou 18 jury étudiants de 6 pays du Moyen-Orient sélectionneront un lauréat parmi les 8 livres de la 2eme sélection pour le prix Goncourt. Et bien sur plus de 80 auteurs seront présent donc plus de la moitié viennent de l’étranger, ainsi que la présence très attendu du poète Salah Stétié. Un programme donc bien chargé cette année !

Je me suis donc rendu au salon qui se déroule au Biel le 31 octobre pour rencontrer Mr. Aurélien Lechevallier qui est le conseiller de coopération et d’action culturelle, et le directeur de l’institut français du Liban. Avant son arrivée je me suis baladé entre les stands et il faut dire que des l’ouverture du salon (a 10h), il est vite remplis par les écoles mais aussi par d’autres visiteurs. A peine on pose le pied a l’intérieur du  Biel que la divine odeur de livre neuf vous envahit. Il y a surement plus de 100 stands et beaucoup d’endroit sont dédiés aux  conférences qui se déroulent tout au long de la journée. Apres m’être un peu perdue dans cette immense espace j’ai donc retrouvé Mr. Lechevallier pour lui poser quelques questions sur le salon du livre.

Le salon est ouvert depuis 5 jours comment ce passe le déroulement jusqu’à maintenant ?

Aurelien Lechevallier : Cela ce passe très bien, c’est un  grand succès, le public venu très nombreux le soir de l’inauguration. Bien sur c’était un peu une surprise pour nous, puisque le Liban avait été frappé une semaine avant par un drame donc ce n’était pas évident de savoir d’une part s’il fallait maintenir ou non le salon  du livre et d’autre part comment le public du salon allait réagir. Mais il y a eu beaucoup de communication autour du salon et la décision de le maintenir a été très bien comprise et même a posteriori puisque le salon est ouvert depuis 5jours je crois qu’il y avait même un forte envie de la part du public, jeunes et plus âgé de se retrouver dans un endroit neutre, calme, rassembleur et culturel, et ca a fait beaucoup de bien a tout le monde.

Quelle est l’importance du salon du livre de Beyrouth par rapport aux autres dans le monde ?

A.L : Déjà tout ce qu’on fait au Liban est particulier car le pays en lui même est déjà extraordinaire. Ici il y a une vitalité de la littérature francophone donc déjà beaucoup d’écrivains qui participent au salons sont libanais ou franco libanais mais aussi des écrivains qui viennent de l’étranger et ce qui fait la force du salon de Beyrouth : a la fois cette vitalité francophone mais aussi l’accueil et le sens de l’hospitalité la chaleur qui se dégage de ce salon.

Le salon fête ses 20ans. Y-a-t-il quelque chose de spécial prévu ?

A.L : On a voulu essayer de rendre hommage a tout ce qui a été fait depuis la création de ce salon donc tout les partenaires et acteurs culturel ont été invité et ils ont répondu présent. Et puis on a un invité d’honneur qui est l’académie Goncourt. Ca a été une grande émotion de savoir que les académiciens allaient être là a  Beyrouth pour annoncer leur dernière sélection donc c’est vraiment historique et c’est un beau cadeau d’anniversaire.

Parlez-nous du prix littéraire Liste Goncourt/Le choix de l’Orient. Quel est le but de la création d’un tel prix ?

A.L : C’est une grande première pour ce salon. Donc autour de notre inviter d’honneur, l’idée c’est de faire participer les étudiants de plus en plus nombreux, l’objectif est double : a la fois avoir beaucoup d’étudiants qui se mobilisent autour du salon et d’autre part d’avoir un vrai projet régionale donc  avec la Jordanie, la Syrie, la Palestine, l’Irak et  l’Egypte, et dire a l’académie Goncourt finalement nous aussi on a lu vos livres et voilà  ce qu’on en pense.

Quelles animations y-a-t-il autour du salon ?

A.L : Il y a des petits concerts organisés avec le conservatoire nationale libanais il y a aussi des expositions comme la grande fresque de Julien Solet, l’exposition de bande dessinée , l’exposition de manuscrit d’Alain Tassot et beaucoup de table ronde, de rencontres, d’échanges et soirées autour des écrivains.

La francophonie est malheureusement en déclin au Liban, voyez-vous le salon du livre francophone comme un moyen de la promouvoir ?

A.L : Sur la langue Française au Liban les avis sont très nuancés, il y a certainement un problème de qualité du français mais on remarque aussi qu’il y a une demande de français qui est très forte. Donc oui bien sur  le salon du livre est la pour promouvoir la langue française mais on le fait dans un état d’esprit d’ouverture, de respect du plurilinguisme. Nous souhaitons que cette identité plurilingue libanaise soit respectée, mise en valeur et même consolidée dans les années à venir. Le salon du livre francophone est vraiment ouvert a tous y compris aux non francophones et d’ailleurs pour les 20 prochaines années je pense que nous allons réfléchir a une ouverture au multilinguisme, c’est très important.

Camille Medawar

 

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